La Garonne au Moyen Age

vendredi 29 juin 2012

Après une période d’instabilité, La Garonne redevient un axe commercial aux XIème et XIIème siècle.

En 1080, Etienne 1er de Caumont fonde sur le tertre une forteresse qui, jusqu’à sa destruction en 1623, commande le cours du fleuve. Une petite ville achèvera de couronner la motte. La Garonne fut canalisée en cet endroit tant qu’elle put présenter une défense au château et un moyen plus facile de recueillir les droits de péage.

En 1214, il est déjà fait mention du péage de Caumont.

1287 : Le château possède un péage sur le fleuve et un sur terre. Dans les coutumes de 1289, certains articles concernent la Garonne, notamment au sujet des droits de péage. Le tarif du péage de Caumont prévoit que chaque commerçant juif devra payer une taxe spéciale. On sait que les juifs on joué un rôle important dans la vie commerciale au moyen âge.

PNG - 97.4 ko Plan de la citadelle avec les deux demi-lunes

1463 : Brandelis de Caumont fortifie la ville et le château, place reconnue la plus forte de Guyenne.

1590-1620 : Construction de deux demi-lunes armées près du fleuve.

1599-1620 : Hercule d’Argilemont, gouverneur du château, installe des chaînes tendues d’une rive à l’autre de la Garonne, obligeant toutes les embarcations à s’acquitter des droits de transit.

1623 : Destruction de la ville et du château. Ses habitants s’établissent dans l’étroit vallon du marais Pinguet, le Caumont actuel.

1709 : On délibère pour construire des digues dans la paroisse de Fourques pour mettre les terres à l’abri des inondations.

1716 à 1718  : On fait un devis pour la construction d’une digue.

1724 : Réquisition des bouviers pour le transport de troupes sur la Garonne de Marmande à Damazan. La commune fournit également 20 hommes pour tirer le bateau des galériens.

1726 : Le Duc De La Force, seigneur de Caumont, possède un moulin à eau et des péages sur le fleuve.

1741 : Des observations sont faites au sujet des droits de bac ou passage de M. Le Duc de la Force à Caumont. « On m’a assuré, comme je l’ai mis dans mon mémoire, que de tout temps, les Barons de Caumont jouissent de ce droit de passage qu’ils assènent ordinairement à un batelier qui a le privilège exclusif de faire passer la Garonne au public, les habitants de Garonne payent comme les étrangers ».

1743  : On construit une digue au lieu dit La Chapelle.

Les cartes de Cassini, réalisées de 1683 à 1744, nous montre la Garonne comme nous la connaissons aujourd’hui. Tous les aménagements connus, le barrage, la cale et le passage, sont postérieurs à ces dates.
« La Garonne était, de tous les fleuves de France, celui dont la navigation était la plus facile ».

Le barrage, en réalité une digue de tire, permettait aux embarcations d’éviter les hauts fonds. Des gabares à fond plat descendaient seules le courant. Pour la remonte, on attelait aux embarcations des hommes appelés « tireurs de cordes » qui suivaient la digue de tire et le chemin de halage. A la fin du XVIIIe siècle, on utilisa des « bœufs mariniers » auxquels on apprenait à nager. Ce n’est qu’à partir de 1830 qu’on remplaça les bœufs par des chevaux.

En amont de cette digue, se trouvait la cale où les bateaux pouvaient accoster. Du confluent du Lot à celui du Dropt, il y avait 25 ports ou cales, soit un tous les 2 km environ.

Il existait également le passage où le bac assurait la traversée de la Garonne (dernière mention sur une carte de 1932). Le passage, ouvrage en pierre, sera détruit à la suite du dragage des matériaux pour la construction de l’autoroute A62 en 1976.

1818 : La Garonne, premier bateau à vapeur. Il faudra attendre 1827 pour que ce système de navigation s’intensifie.


Agenda

<<

2017

 

<<

Novembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
303112345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930123
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Statistiques

Dernière mise à jour

jeudi 16 juin 2016

Publication

78 Articles
Aucun album photo
Aucune brève
9 Sites Web
4 Auteurs

Visites

0 aujourd'hui
0 hier
60581 depuis le début
159 visiteurs actuellement connectés